Garfield — ce gros chat orange paresseux, amateur de lasagnes et contempteur de lundis — a eu son heure de gloire sur Atari ST en 1988. The Edge Software, éditeur britannique, a adapté la bande dessinée de Jim Davis en jeu de plateforme. Le résultat est un produit de son époque : imparfait mais charmant, porté par la popularité phénoménale du personnage. J’avais ce jeu, et je garde un souvenir affectueux de ses imperfections mêmes.
Garfield sur ST : manger, dormir, sauter
Dans Garfield, votre mission principale est de… ne pas mourir tout en collectant de la nourriture. La mécanique centrale du jeu reflète la personnalité du personnage : Garfield doit manger régulièrement pour maintenir son énergie (qui s’épuise naturellement), éviter les ennemis, et traverser plusieurs niveaux variés. C’est un platformer assez classique dans sa structure, mais avec quelques spécificités liées au personnage.
Les ennemis incluent les araignées (dont Garfield a peur dans la BD), les chiens, et divers obstacles domestiques. Les niveaux se déroulent dans des environnements reconnaissables pour les fans — la maison de Jon, les rues du quartier, etc. Les graphismes capturent correctement le style d’Uderzo… pardon, de Jim Davis — les proportions rondes de Garfield, ses expressions faciales.
Le gameplay est fonctionnel sans être exceptionnel. Les contrôles sont corrects, les niveaux variés, la difficulté raisonnable. Ce n’est pas le platformer le plus mémorable de la ludothèque ST, mais pour les fans de Garfield, c’est une adaptation sincère et agréable du personnage.
Garfield : phénomène culturel des années 80
Garfield est une des bandes dessinées les plus diffusées de l’histoire — le strip de Jim Davis, créé en 1978, a atteint des tirages record, a été adapté en série animée (qui passait à la télévision dans les années 80), et sur toutes sortes de produits dérivés. Dans ce contexte, un jeu vidéo était inévitable.
The Edge Software, éditeur britannique actif dans les années 80, a obtenu la licence et produit cette adaptation. Leur catalogue incluait des jeux basés sur des licences populaires — c’était leur spécialité. Pour Garfield, ils ont fait un travail correct sans prendre de risques particuliers.
La popularité de Garfield dans les années 80 était telle que même un jeu médiocre aurait bien vendu. The Edge a heureusement livré quelque chose de plus solide, même si ça reste dans la moyenne de la production de l’époque.
Les jeux de licence sur Atari ST
L’ère 16 bits était riche en adaptations de licences populaires — films, BD, dessins animés. La qualité était variable, allant de l’excellent (Astérix par Coktel) au médiocre. Garfield se situe dans la bonne moyenne — un jeu honnête qui respecte son source material sans le transcender.
Pourquoi y rejouer aujourd’hui ?
Pour la nostalgie du personnage plus que pour le gameplay. Si vous aimiez Garfield dans la BD ou en dessin animé, revisiter ce jeu en émulation vous rappellera de bons souvenirs. Ce n’est pas le challenge du siècle, mais pour une session détendue de 20-30 minutes, c’est agréable.
Conclusion
Garfield sur Atari ST, c’est un morceau de la culture pop des années 80 traduit en pixels. The Edge a fait un travail honnête sur un personnage qui méritait mieux peut-être, mais qui reste attachant dans cette version. AtariGreenlog le documente avec soin — et si vous entendez la musique, vous serez instantanément transporté en 1988. I hate Mondays. Mais j’aime ce jeu.
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