Titus Software. L’éditeur français avait un catalogue assez vaste sur Atari ST et Amiga à la fin des années 80. Quartz, sorti en 1988, est un de leurs titres puzzle qui exploite un concept minéral original. Je me souviens d’avoir vu Quartz dans les vitrines et d’avoir été attiré par son esthétique cristalline et colorée. Le jeu ne révolutionnait pas le genre, mais proposait quelque chose d’assez original pour mériter l’attention.

Quartz : la logique des cristaux

Quartz est un jeu de puzzle dans lequel vous manipulez des cristaux colorés pour les assembler et les éliminer selon des règles de matching. Le principe s’inscrit dans la tradition des casse-têtes colorés populaires à l’époque — un ancêtre distant de Tetris et des Match-3 modernes — mais avec une esthétique et des règles spécifiques liées à la thématique minérale.

La mécanique est simple à comprendre, difficile à maîtriser. Les niveaux s’enchaînent avec une progression bien dosée, introduisant de nouveaux types de cristaux et de nouvelles contraintes. C’est le genre de jeu qu’on peut jouer en courtes sessions ou s’y perdre pendant des heures, selon son affinité avec les puzzles logiques.

Visuellement, c’est joli. Les cristaux brillent, les couleurs sont bien choisies, l’interface est claire. Titus avait soigné la présentation, ce qui n’était pas toujours le cas de leurs productions. La bande son est minimale mais non dérangeante — appropriée au genre puzzle qui ne demande pas d’emphase musicale.

Quartz – Atari ST — chaîne AtariGreenlog

Titus Software : de Paris au monde entier

Titus Software était un éditeur/développeur français fondé à Paris dans les années 80. Ils produisaient des jeux sur toutes les plateformes populaires — ST, Amiga, NES, Game Boy — et ont publié un nombre impressionnant de titres. Leur catalogue allait du décevant à l’excellent, avec une mention particulière pour Superman 64 sur N64 (pour les mauvaises raisons), mais aussi des titres solides sur 16 bits.

En 1988, Titus était encore dans leur phase créative sur les ordinateurs personnels européens. Quartz représente leur côté puzzle — moins connu que leurs jeux d’action comme Crazy Cars, mais tout aussi représentatif de leur approche diverse du marché.

La firme a cessé son activité au début des années 2000. Son héritage sur Atari ST reste une partie intéressante de l’histoire du jeu vidéo français.

Le puzzle sur Atari ST

Le genre puzzle était bien représenté sur Atari ST — Tetris, Puzznic, Columns, et des dizaines de variations sur le thème. Quartz s’inscrit dans cette tradition mais avec son identité propre. L’interface souris de l’Atari ST était particulièrement adaptée aux jeux de puzzle, et les développeurs en profitaient.

Pourquoi y rejouer aujourd’hui ?

Quartz est parfait pour une pause rétro-puzzle. Pas révolutionnaire, mais propre et agréable. Si vous aimez les jeux de réflexion et voulez découvrir des classiques ST méconnus, c’est une bonne pioche. La session de quelques niveaux suffit à apprécier le concept.

Conclusion

Quartz sur Atari ST, c’est Titus qui prouve qu’ils savaient faire autre chose que des jeux de course. Un puzzle honnête, bien réalisé, avec une esthétique originale. Dans le vaste catalogue ST des années 88-90, c’est une de ces perles discrètes qui méritent d’être redécouvertes. AtariGreenlog vous la présente — à vous de décider si la logique des cristaux vous tente.

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