Deux solutions pour rejouer aux jeux Atari ST : la machine d’origine, ou un émulateur comme Hatari, logiciel libre qui reproduit les ST, STE, TT et Falcon sur un ordinateur actuel.
Hatari : installation et réglages
Hatari est un logiciel libre, disponible pour Windows, macOS et Linux. Sous Linux, il se trouve dans les dépôts de la plupart des distributions (paquet hatari) ; pour Windows et macOS, le site du projet propose des versions prêtes à l’emploi.
Le menu de réglages s’ouvre avec la touche F12. Pour les jeux, ces choix conviennent dans la plupart des cas :
- Système : Atari ST, ou STE pour les jeux qui l’exigent, avec 1 Mo de mémoire.
- TOS : version 1.02 ou 1.04 pour un ST, 1.62 pour un STE.
- Écran : moniteur couleur ; le monochrome ne sert qu’aux logiciels en haute résolution.
- Manettes : le jeu se joue sur le port 1, le port 0 étant celui de la souris ; Hatari l’associe au clavier ou à une manette USB.
- Disquettes : désactiver l’accès rapide si un jeu protégé refuse de démarrer.
TOS ou EmuTOS
Hatari a besoin d’un système : l’image TOS de votre propre machine, ou EmuTOS, remplaçant libre fourni avec certaines versions d’Hatari, qui fait tourner une grande partie des jeux.
EmuTOS convient à la plupart des jeux, mais certains titres anciens appellent directement des adresses internes du TOS d’origine : ils plantent ou refusent de démarrer. C’est aussi le cas de quelques démos et de jeux à protection particulière. Il faut alors une image du vrai TOS, extraite de sa propre machine, dans la version attendue par le jeu, le plus souvent 1.02 ou 1.04.
Les images de disquettes
Les jeux se lancent à partir d’images de disquettes. Le format ST est une copie brute des secteurs ; le format MSA, issu de l’utilitaire Magic Shadow Archiver, en est une version compressée. Pour les jeux protégés contre la copie, le format STX (Pasti) conserve la protection et fait démarrer l’original tel quel. Hatari lit les trois.
Pour copier ses propres disquettes, un ST et un utilitaire de copie suffisent pour les jeux non protégés ; pour les autres, il faut un lecteur de PC associé à un boîtier comme la KryoFlux ou la Greaseweazle.
Côté droit, le Code de la propriété intellectuelle autorise la copie de sauvegarde d’un logiciel qu’on possède (article L122-6-1). Télécharger l’image d’un jeu qu’on n’a pas acheté reste en revanche une contrefaçon, même quand le jeu n’est plus vendu : l’« abandonware » n’a pas d’existence juridique. Certains auteurs ont toutefois autorisé la libre diffusion de leurs jeux.
Sur la vraie machine
Après plus de trente ans, les lecteurs de disquettes d’origine fatiguent : courroies détendues, têtes encrassées. Le Gotek, émulateur de lecteur qui lit des images sur clé USB, se monte à la place du lecteur interne ; avec le micrologiciel libre FlashFloppy, il accepte les images au format ST.
Un STF ou STFM se branche sur un téléviseur par un câble péritel ; la haute résolution monochrome exige un moniteur SM124 ou un adaptateur. L’alimentation d’origine a vieilli comme le reste : faire vérifier ou remplacer ses condensateurs avant de laisser la machine allumée longtemps.
Pour choisir un modèle, voir Atari ST : histoire, modèles et caractéristiques.