Silmarils. Ce nom évoque Ishar, Robinson’s Requiem, Storm Master — des jeux d’aventure et de stratégie qui ont marqué la scène Atari ST des années 90. Mais avant ces succès, le studio alsacien expérimentait. Simulcra en 1990 était l’un de ces projets courageux : une stratégie-simulation aux ambitions originales qui cherchait sa propre voix dans un genre peu représenté sur les 16-bit français.
Silmarils était l’un des rares studios français à avoir acquis une réputation internationale. Leur approche créative et leur sens du détail les distinguaient dans un marché dominé par des éditeurs britanniques et américains.
Un concept ambitieux
Simulcra proposait de gérer une société dans un environnement simulé, avec des mécaniques complexes de ressources, de relations entre factions et d’objectifs à long terme. Ambitieux pour l’époque, bien en avance sur ce que le genre allait devenir avec Civilization ou SimCity dans les années suivantes.
L’interface était typique de Silmarils : menus bien organisés, présentation soignée, manuel qui prenait le temps d’expliquer les mécaniques. La profondeur du système était à la fois l’atout principal et le handicap potentiel. Pour les joueurs de stratégie exigeants, c’était bienvenu. Pour les autres, la courbe d’apprentissage pouvait décourager.
Silmarils à Sélestat
Fondé à Sélestat en Alsace au milieu des années 80, Silmarils avait développé une culture de développement mettant l’accent sur la narration et la profondeur. Ces valeurs allaient devenir leur signature avec Ishar et Robinson’s Requiem. Simulcra portait déjà ces caractéristiques en germe — la complexité des mécaniques, l’attention aux détails de l’interface.
L’Atari ST était la machine de prédilection des joueurs de stratégie en France. Son clavier et sa souris intégrée en faisaient une plateforme idéale pour les jeux de gestion complexes. Simulcra exploitait bien ces avantages matériels.
Conclusion
Simulcra illustre parfaitement l’esprit d’expérimentation de Silmarils dans sa période formative. Un jeu de stratégie ambitieux qui témoigne du sérieux avec lequel le studio alsacien abordait la création de jeux vidéo. AtariGreenlog lui consacre une vidéo méritée.
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